L’HISTORIQUE

L’HISTORIQUE

L’origine du nom d’OBERHOFFEN-sur-MODER vient très certainement de la situation géographique du village par rapport à la rivière. Ober = supérieur, Hof = ferme, Moder = rivière (la Moder), donc Ferme Supérieure sur la Moder. Le nom d’OBERHOFFEN est évoqué pour la première fois dans un écrit de l’empereur Philippe de Souabe en 1207. En 1492, OBERHOFFEN comptait 34 fermes avec 32 familles. En ce temps-là, la région était dans la mouvance germanique (rattachée au Saint Empire romain-germanique). C’était encore le Moyen-Age, une période où le système féodal était en vigueur. En 1570, les biens et les terres des Deux-Ponts Bitche dont Oberhoffen passèrent aux comtes de Hanau-Lichtenberg, convertis au protestantisme depuis 1545. Ainsi donc, selon la loi en vigueur «à chaque région, sa religion » tous les habitants d’Oberhoffen durent se convertir à la religion luthérienne en date du 24 juin 1570. De 1621 à 1648, la guerre de Trente Ans (guerre entre états catholiques et protestants) saccagea tout, les bâtiments, les habitations, l’église, les champs. Les quelques rares survivants succombèrent à la famine et à la peste. A la fin de la guerre de Trente Ans, en 1648, Louis XIV annexa l’Alsace. Le village passa donc à la couronne française à cette date (Traité de Westphalie). Les réformés d’Oberhoffen ne furent jamais inquiétés par la politique répressive que Louis XIV menait contre les Protestants de son royaume. Lorsque la paix fut revenue à la fin de la guerre de Trente Ans, pour repeupler les campagnes désertes, on redistribua les terres à l’abandon à des immigrés qui furent suisses pour le cas d’Oberhoffen . Ainsi donc on peut penser que la plupart des vieilles familles d’Oberhoffen ont un ancêtre suisse. En 1691 on comptait à nouveau 19 familles. Après 1714 le village commença à revivre véritablement. A cette époque furent construites les belles maisons à colombages, dont il ne reste plus que la Maison WACKER au 18, rue de la Gare. Une école fut construite et 2 cloches acquises. En ce temps-là, les premières cultures de pommes de terre firent leur apparition. Vers la fin du 18ème siècle, le Pasteur Ehrenpfort fit les premiers essais de plantation de houblon. On peut le considérer comme le fondateur des cultures de houblon dans notre commune.

Histoire de la Ville : Moyen-âge

Le village était soit un Allod des seigneurs de Lichtenberg, soit à moitié Allod, à l’autre fief de l’évêque de Speyer. En 1335, une division des terres a été effectuée entre la ligne médiane et la ligne cadette de la maison Lichtenberg. Oberhofen tomba aux mains de Louis III de Lichtenberg, qui fonda la lignée la plus jeune de la maison. Cette division du pays a également été à l’origine d’une nouvelle organisation interne de la seigneurie de Lichtenberg : les bureaux Ingweiler et Buchsweiler de la seigneurie de Lichtenberg ont été réorganisés, y compris le bureau de Pfaffenhofen qui a été scindé et rendu indépendant. Entre-temps, le village fut de nouveau libéré en 1401. Lorsque le bureau de Pfaffenhofen a dû être divisé par une nouvelle expansion territoriale, le bureau d’Offendorf a été créé avant 1440, auquel appartenait alors Oberhofen. Elisabeth, l’une des deux filles héritières de Ludwig V. von Lichtenberg (* 1417 ; † 1474), épouse le comte Simon IV. Réveil de Zweibrücken-Bitsch. Après la mort du dernier Lichtenberger, Jakob von Lichtenberg, oncle d’Elisabeth, elle hérita de la moitié de la domination de Lichtenberg, à laquelle appartenait aussi le bureau Offenheim – et donc Oberhofen. Les premiers temps modernes Le comte Jakob von Zweibrücken-Bitsch (* 1510 ; † 1570) et son frère Simon V. Wecker, décédé en 1540, ne laissent chacun qu’une fille comme héritière. La fille du comte Jakob, Margarethe (* 1540 ; † 1569), était mariée à Philipp V. von Hanau-Lichtenberg (* 1541 ; † 1599). L’héritage résultant de cette constellation comprenait également la seconde moitié de l’ancien domaine de Lichtenberg, qui ne se trouvait pas déjà dans le comté de Hanau-Lichtenberg, et le bureau Offendorf avec Oberhofen dedans. Le comte Philippe IV de Hanau-Lichtenberg (1514-1590), qui régna à l’époque, appliqua la Réforme avec constance dans son comté et aussi dans les domaines acquis par héritage, qui devinrent luthériens. Avec la politique de réunification de la France sous Louis XIV, la fonction d’Offendorf relève de la souveraineté française. Après la mort du dernier comte de Hanau, Johann Reinhard III, en 1736, Hanau-Lichtenberg – et donc aussi le bureau de Offendorf – passa au fils de sa fille unique, Charlotte, Landgrave Ludwig (IX.) de Hessen-Darmstadt. Avec le bouleversement amorcé par la Révolution française, Oberhofen est devenu français.

Oberhoffen avant 1700

L’origine du nom d’Oberhoffen-sur-Moder vient très certainement de la situation géographique du village par rapport à la Moder, la rivière voisine. Ober = supérieur, Hof = ferme, Moder = rivière, donc « Ferme Supérieure sur la Moder ». Le nom d’Oberhoffen est évoqué pour la première fois dans un écrit de l’empereur Philippe de Souabe en 1207. En 1492, Oberhoffen comptait 34 fermes pour 32 familles. L’Alsace était alors rattachée au Saint Empire romain-germanique et le syste féodal était en vigueur. En 1570, les biens et les terres des Deux-Ponts Bitche, dont Oberhoffen, passèrent aux comtes de Hanau-Lichtenberg, convertis au protestantisme depuis 1545. Ainsi donc, selon la loi en vigueur, «à chaque région, sa religion », tous les habitants d’Oberhoffen durent se convertir à la religion luthérienne en date du 24 juin 1570. De 1621 à 1648, la guerre de Trente Ans (guerre entre états catholiques et protestants) saccagea tout : les bâtiments, les habitations, l’église, les champs… Les rares survivants succombèrent à la famine et à la peste. Une fois la paix revenue, la nécessité de repeupler les campagnes s’impose. En 1660, les terres à l’abandon furent redistribuées à des immigrés suisses, ce qui laisse entendre que la plupart des vieilles familles d’Oberhoffen ont un ancêtre suisse. Entre temps, en 1648, Louis XIV annexe l’Alsace. C’est à cette date, en vertu du Traité de Westphalie, que le village passe sous la couronne française. Mais les dragonnades engendrées par la révocation de l’Edit de Nantes en 1685 et le passage des différentes troupes de Louis XIV déciment la population. En 1691, il ne reste plus que 19 familles à Oberhoffen. Le 19ème siècle a surtout été marqué par quatre facteurs :
  • L’augmentation de la population,
  • La création du système de distribution de lots communaux (Burtel),
  • L’émigration en Amérique,
  • Les suites de la guerre de 1870-71.
Les statistiques montrent que la population a augmenté de 571 habitants en 1801 à 2168 en 1900 avec un fléchissement en 1871 où elle est tombée de 1939 à 1831. Cette augmentation rapide explique l’extension du village le long de la rue de la Gare et de la rue de Schirrhein. Par l’augmentation de la population, la municipalité a décidé de distribuer aux familles, moyennant un fermage très modeste, des parcelles dans la partie basse du ban. Sur ces parcelles (Miss), les habitants cultivaient surtout du houblon, ce qui contribuait essentiellement à augmenter le revenu annuel des habitants. Suite à la Révolution, les droits des Seigneurs, les Landgraves de Hessen-Darmstadt et Comtes de Lichtenberg furent abolis et OBERHOFFEN rattaché administrativement au canton de Bischwiller en 1790. Le 14 juillet de 1790 fut particulièrement fêté avec la plantation d’arbres de la Liberté et de grandes réjouissances. La période Napoléonienne avec ses guerres n’a que très peu influencé l’histoire de notre village. A partir de 1830, la population fut tentée par l’émigration en Amérique. Dans les archives de l’église, il est trouvé trace de 375 personnes qui se sont expatriées en Amérique du Nord. La guerre de 1870-71 a heureusement épargné le village. Après 1871, le chiffre de la population baissa de plus de 100 par suite d’émigration en France et en Amérique. Projeté par le Pasteur Théodore STRICKER de Hunspach et concrétisé par son fils Gustave STRICKER, la maison « Trois Tilleuls » pour enfants retardés et inadaptés fut inaugurée le 2 août 1876, par le Pasteur EPPEL, premier président du conseil d’administration de l’établissement. En 1884, le Sonnenhof à Bischwiller vint s’ajouter à cette œuvre. Ces deux établissements actuellement modernisés existent toujours. La ligne de chemin de fer Haguenau-Roeschwoog fut construite en 1895. Le 20ème siècle nous amena deux guerres dans la mémoire de tous. La première guerre mondiale 1914-18 coûtait au village 29 tués, 8 disparus et 5 morts de leurs blessures. La 2ème guerre mondiale 1939-45 laissa un souvenir plus douloureux encore. Le bilan était très lourd : 68 morts au front et 38 victimes civiles. Vint s’ajouter la destruction massive (90%) du village, aucune maison n’avait été épargnée. La reconstruction dura jusque dans les années 1960. Des inaugurations officielles ont marqué cette reconstruction :
  • L’Ecole – Mairie le 14 novembre 1954 ; l’Eglise le 29 juillet 1956 et le Monument aux Morts le 11 novembre 1957.
  • Depuis notre village a été modernisé considérablement et plusieurs grands projets ont été réalisés :
  • Les lotissements,
  • Le remembrement,
  • La piste cyclable reliant la commune à la cité scolaire de Bischwiller,
  • Le complexe sportif comprenant le terrain de sports, le club-house et la tribune du F.C.O., les courts de tennis, le tennis couvert et son club-house, le complexe sportif : COSEC, le terrain de pétanque, l’aire de jeux,
  • L’aménagement de la Maison des Associations « La Couronne »,
  • L’aménagement de la Place de la Mairie,
  • La rénovation de la Salle des Fêtes,
  • La distribution du gaz naturel,
  • La zone commerciale « Werb »,
  • Le câblage,
  • Le réaménagement de la rue principale,
  • La réalisation de la zone artisanale « Sauermatt »,
  • Le réaménagement de la place de l’église/mairie.